Dossier caniveau...
(Aujourd'hui, je commence en force. Parce qu'on le veuille ou non, il y a des caniveaux au Mali. Et qu'on le veuille ou non, on les voit, on les sens (sans même les voir!) et avec de la chance, on les contourne!)
Indication que l'on retrouve dans un des laboratoires au LCV... Et ça s'applique tellement bien aux caniveaux aussi!
- En passant, la majorité des caniveaux ne sont pas recouvert de dalles de béton, ce qui cause un petit stress quand on marche sur le trottoir. Ils font ça histoire qu'on ne se promène pas nonchalamment dans les rues en flannant... Juste pour nous garder un peu alerte! Clin d'oeil à Suzie (enseignante au CFCI) dont son pied a eu la malchance d'entrer subitement en contact avec les caniveaux dans les premiers jours suivants son arrivée au Mali... Ayayaye! Le liquide extrêmement sirupeux et odorant des canniveaux ne donne pas le goût d'y échapper le moindre morceau d'une petite orteil!
- Les cafards commencent à sortir des trous de caniveaux à cause qu'il y fait trop chaud dans les caniveaux à cette période. A l'heure du thé le soir, il est très fréquent de les voir déambuler entre les jambes des gens du grin. Et moi, je les regarde et je frissonne! HAAA! Il y en a probablement qui me frôlent aussi les pieds... comme je suis naïve! J'étudie leur comportement... Tant qu'on ne les touche pas, ils ne s'affolent pas, ils continuent lentement leur petit bonhomme de chemin. Quand ils ont peur, c'est moi qu'ils affolent! Et je fais rire bien du monde avec mon énervement! En passant, pour attirer les cafards, il suffit d'en tuer un seul (ce qui demande de la force et de la persévérance!) et une colonie arrive en quelques secondes à peine!
- Le nettoyage des caniveaux consistent à sortir tout ce qu'il y a dedans (principalement ordures de toutes sortes) afin de laisser couler le jus... Jusque là, c'est logique. Cependant, lorsqu'ils sortent les ordures, c'est pour les laisser reposer dans la rue. Tranquillement, avec le vent, ils se retrouvent dans leur lieu d'origine, les caniveaux! Et le processus recommence quand le niveau du caniveau redevient égal à celui du goudron (de la rue)...
- Les caniveaux constituent le garde manger des petits rats (plutôt très gros ici!). Ils courent et longent le bord du caniveau à toute vitesse, pour éviter toute agression, en quête de leur prochain repas... En tout respect de la chaine alimentaire... De plus, des rats morts flottent fréquemment dans le sirop des caniveaux. Gonflés et virés sur le ventre, le cycle de la vie se poursuit...
C'est pas les caniveaux, ce sont les arbres décorés des déchets les plus résistants dans la nature et tellement dommageables, les sacs de plastique. Utilisés une seule fois, ils sont jetés immédiatement et ils s'échouent dans de tels endroits.
Ici, à Bamako, encore une semaine qui s'achève... Plus de la moitié du stage est achevé, il reste 6 semaines. 6 longues semaines avant de revoir mes amis du CFCI pour le séminaire d'intégration et de se raconter tout, tout, tout! Mais 6 extrêment petites semaines à l'intérieur desquelles je dois dire aurevoir à ma chambre dans la concession, à ma famille Coulibaly, à mon grin, à mes amis maliens, à ma ville, Bamako, à mes collègues de travail, au labo qui m'ont réservé un acceuil au-delà de mes attentes, à mon quotidien devenu si rassurant... Non je ne vais pas y arriver! Je ne suis pas prête à rentrer! La vie est bien faite, "j'ai encore 6 semaines (:S)!!" dit-elle avec un grin d'incertitude et la voix tremblante et pleine d'émotions!
Je veux rester! Jour après jour, je découvre, j'ai soif d'en apprendre tout le temps, les 4 mois ne me suffisent pas... Je viens simplement d'arriver, de m'intégrer un peu, je me sens maintenant si familières avec des choses qui étaient si étranges à mon arrivée. Je ne trouve plus dégueulasse tous les bruits de bouche se rapprochant du crachage, c'est devenu anodin de voir des femmes qui se promènent avec une charge (dieu seul sait lourde comment est la charge) en équilibre sur leur tête et comme si ce n'était pas assez, avec un enfant (ou 2) accroché à leur taille et tétant le sein... C'est le quotidien que de voir "défense d'uriner, 1000F" écrit sur un muret de béton dégoulinant d'urine séchée (et l'odeur confirme que ce sont bel et bien des coulisses d'urine), que de voir "parking de sécurité, 100F" à côté de l'endroit de travail des gens pour les innombrables jakarta (motos), trop nombreues, trop dangereuses... Avec les gardes de sécurité qui gardent absolument rien! C'est le quotidien de se réveiller le matin avec le drap et le matelas trempé de sueur et de ne plus se réveiller le matin à cause des appels à la prière à 5h, de ne plus se réveiller en plein coeur de la nuit à cause des activités de la rue qui ne cessent tout simplement jamais (cris, course, bagarre, vrombissement de moteurs datant des années 50, enfant pleurant le plus fort qu'il peut pour se faire remarquer et combler le déficit d'attention dont tous les enfants souffrent ici)...
Les enfants, les enfants... Les enfants dans les rues. De vraies petites fourmis, une population immense ne cessant de grouiller, de crier, de se tapper dessus, de travailler pour respirer une petite bouffée d'air à la surface d'un bassin qui les aspire, qui les engloutit sans pitié. Quotidiennement, au travers des fenêtres de mon "car" de riche, me transportant au labo (environnement sain, sécuritaire, de riche!!), j'assiste impuissamment à des scènes si dures. Je ne peux concevoir qu'un être humain, si petit, si frêle, si jeune soit contraint d'affronter cette réalité si rude... Que faire? Un p'tit 100F par ci, un autre par là. Eh! Je vais pas sauver l'Afrique avec mes 100F! Je reste impuissante, totalement impuissante... Ha, c'est désarmant...
Petit-fils du chef de famille où je vis... Contradiction avec les enfants de la rue... (Et Marietou, c'était pour te montrer ce qu'il advient de tes présents... Tu en as rendu un vraiment heureux, c'était vraiment beau à voir!)
Et les sotramas, à l'image de la misère africaine... Moyen de transport en commun peu dispendieux à Bamako. Ces véhicules recyclés et venant de l'Europe parce qu'on en avait plus besoin, sont les plus vieux que j'aie vu rouler dans ma vie à date. Et ils continuent à rouler, encore et encore. Ils sont peint, repeint, puis repeint encore (en vert toujours, avec des variations allant du vert lime, au vert pomme, vert forêt ou vert fluo), l'ensemble des pièces à dû être remplacer plus de 5 fois chacune, on les lave et relave, on les chouchoute, on est à l'écoute du moindre bruit anormal, parce que j'imagine que la mort de l'un d'eux est catastrophique pour beaucoup de monde qui dépendent du revenu de ces transports pour nourrir leur famille... Ils sont mieux traités que la plupart des enfants ici... Et je ris toujours lorsque je vois tant d'effort déployé à embellir ces vieilles voitures, c'est peine perdue mes amis! On les voit défiler ornés principalement de vert, avec une multitude d'autres couleurs disposées autour des chassis ou bariolé de façon horizontale. On les personnifie même en les faisant porter une inscription du genre "city boy", "le petit ambassadeur", "l'étoile #707", "le champion" ou avec des citations telles que "la vraie valeur d'un homme est le travail" ou "A barika, Allah ye" (qui est un remerciement à Allah...). Toutes plus maginatives les une que les autres!! Ha, cette Afrique!
J'ai des discussions très fréquentes avec mes chers gardiens qui travaillent au LCV. Horaire fixe: au choix du lundi au dimanche ou du vendredi au jeudi, ou encore du lever du soleil jusqu'au prochain lever du soleil... Ils séparent l'horaire entre eux, ils assurent leur service tous les mois qui comptent plus de 28 jours. Ils vivent ici!!! Mais c'est pas une vie ça!!!! En plus, ils sont considérés comme chanceux par leur supérieur. Leur patron accepte de leur verser 30 000F (75$) par mois sur les 200 000 qui sont réservés pour eux. Mais le patron aussi doit assurer sa survie... Aouch! Wow, ce sont des surhommes ces gardiens là! Comment on peut vivre dans le luxe, la richesse, le ventre toujours plein en sachant que d'autres ont faim et ne peuvent même pas aller voir leur famille par manque d'argent, tout ça à notre dépend? C'est comme ça ici. Le plus riche reste riche et le plus pauvre reste pauvre. Comme le jeu de cartes "trou-d'cul", hein!? Sauf qu'ici, les joueurs ne changent pas de place, ils ne peuvent pas upgrader. Le président à tous les jokers et les 2 du jeu. On ne les donne pas. Les "trou-d'cul" se contentent de ce qui passe et on ne tolère aucune forme de protestation parce qu'il y en a une pelleté d'autres jeunes hommes qui veulent être "trou-d'cul" à leur place, et combien n'ont pas la chance de faire partie de la game de carte?... Au début, j'étais plus qu'enchantée par leur discours du genre: "ouais, vous, vous avez tout, l'argent, le matériel, l'apparence, la richesse, vous êtes intelligents, mais ce qu'on a nous, ça vaut pas mal plus que tous vos objets et votre luxe. Nous, on a le temps, la présence des uns et des autres pour avancer, la solidarité." Il y en a un particulièrement qui se démarquait par sa volonté de vouloir lutter pour se sortir de là et faire quelque chose pour son peuple. Il avait une ambition comme j'en avais rarement vue ici encore, c'était au mois de février. J'ai adhéré à son discours et l'encourageait à penser dans ce sens. Tout ce manège, était-ce pour m'impressionner, me montrer qu'il avait plus de volonté que les autres? Toujours est-il que du jour au lendemain son discours s'est assombri en même temps que l'illusion de lutter qu'il m'avait exposée... Du jour au lendemain je me suis retrouvée à entendre des propos disant qu'il n'y a rien à faire ici, que tout est corrompu, qu'un blanc est et sera à jamais supérieur, qu'il est impossible de se sortir de son pétrin ici, même en ayant un paquet des meilleures volontés... Aouch, aouch et encore aouch!! Je demeure sans voix à entendre ces discours là! Je suis qui moi, miss riche pour venir ici au Mali, exposer ma richesse (ou bonheur pour les africains), circuler chaque matin et chaque soir avec le ventre plein devant eux, hèler un taxi devant eux, qui me coûtera 2000 F pour retourner à la maison parce que je ne me sens pas bien, au lieu de prendre le sotrama à 175 F...? Ça me fait mal chaque fois que je passe devant eux... A leur yeux, je transporte avec moi (et bien malgré moi) le message d'un sentiment de bonheur des pays du nord à cause de la présence d'argent, de voiture , de luxueuses maisons... Hahaha! Bonheur??!!? $$ = bonheur ici. Disent-ils vrai? J'en suis au mode questionnement quant à la pertinence et à la justesse de cette affirmation. Est-ce qu'une famille, qui ne peut pas manger à sa faim avec un enfant qui fait une infection à un oeil par exemple, serait plus heureuse avec le ventre plein et un enfant en santé?... Encore aouch!! Toujours est-il, qu'encore là, mes paquets de thé que j'apporte régulièrement à mes gardiens ne vont pas les sortir de leur pétrin. Cela ne les nourrit guère... "Au lieu de lui donner un poisson, apprend-lui à pêcher..." Que faire!!??? C'est déconcertant!
Les voici! Les gardiens du LCV. Et croyez-moi, leur air bête sur la photo ne réflètent en rien leur véritable nature...! Et on prend le thé... Y'a rien que ça à faire pour eux. Belles discussions e votre compagnie, malgré tout!
Dossier coup de masse (c'est pas si déprimant que ça tout le long!)
- La sympathique et permanente couleur gris-brun de mes talons
- La sécheresse qu'il règne dans l'air et dans mon nez!! Le beurre de karité a des propriétés exeptionnelles pour ce genre de problèmes!!
- Avoir l'impression que le temps est compté, que mon bonheur malien ne fait que s'échapper comme des grains de sable à travers mes doigts, je suis sans moyens pour le retenir
- La dépendance très dispendieuse au téléphone portable... les crédits dépensés chez Orange.
- Travaux et comptes rendus à faire pour le CFCI (ça fait partie du jeu...)
- Fatigue, fatigue, fatigue! Etat permanent après une journée de travail... Lourdeur dans les jambes, manque d'énergie pour aller où que ce soit, faire quoi que ce soit...
- Les spots de sueur qui apparaissent juste sous mes 2 fesses lorsque assise sur une chaise pendant plus de 5 minutes...
- HAAAAAAAAAAAAA!!! C'est de loin l'élément le plus frustrant de mon stage!!!! J'ai tellement eu de frustration par rapport à cette chose, qui au fond en vaut pas le coup dans un contexte comme le mien... Il y a trop de virus sur les putains d'ordis au Mali, ça m'empêche de faire les innombrables rapport en lien avec le stage. Pis en plus, la connexion internet est tellement mauvaise au labo, je capote!!! Ca me ralentit énormément!! (hé, mais tu es en AFRIQUE... Tu t'attendais à aller vite?!?) Après m'avoir chicanée avec le gars du cyber avant hier, j'ai maintenant fait la paix avec ces technologies qui comprennent rien!... Mais pas avec le gars du cyber... avec son air arrogant et supérieur, s'il pense qu'il va me calmer avec ses prises!!
Hiii! Je me sens un peu ... pessimiste là! Bon, ce n'est pas que du noir (quel jeu de mots!) en Afrique. Croyez-moi je passe d'excellents moments ici, je cale la bouteille enfermant des moments de pur bonheur. Je flotte, je ne crois pas que c'est vrai, je me pince même souvent...
Ce vendredi, j'ai eu la chance d'apprendre à cuisiner le plat le plus commun ici au Mali, le riz avec tikadèguè na (sauce à la pâte d'arachide). Ce que je mange pratiquement à tous les jours au labo, quand c'est pas le riz avec la sauce tomate ou le riz sauce feuille (par chance qu'il y a les mangues pour réguler mes intestins!!!). Heureusement pour moi, j'aimais le riz et heureusement j'aime encore ça! J'ai regardé Abba et Sadjo (les 2 qui s'occupent de la cantine ici) préparer le tout sous la chaleur devenue insupportable pour la toubab quand le tout fut prêt. C'est dans la cuisine traditionnelle que j'ai eu la chance de les regarder préparer le tout. Pendant que les margouillas (lézards) apparaissent et disparaissent à toute vitesse pour venir chercher les grains de riz tombés et que la quantité inimaginable de fourmis me piquent!! Et ça élance! Finalement, quand c'est pas de ces contraintes là, la tikadèguè na est très simple à préparer. J'ai pris quelques notes et Mariétou, on fait la dégustation à notre famille et amis à mon retour... et sans fourchette! Tous ceux qui sont braves à goûter sont invités!
Abba à côté des ronds de poêle tellement efficaces!
Le poisson d'avril... :D J'ai réussi à prendre Catherine! J'étais particulièrement fière! Mais moi aussi j'ai mordu à quelques poissons, lançés par des maliens en plus! Malgré toutes les difficultés du monde présentes en Afrique, les blagues et taquineries font partie du quotidien ici. On ne se lasse pas de se moquer des autres et quand c'est de la toubab dont il s'agit, le plaisir est doublé!
La semaine dernière, j'ai encore été toute seule plus de la moitié de la semaine. Michel et Catherine étaient tous les 2 partis en mission à l'extérieur de Bamako. C'est long longtemps quand on est seule ici! Heureusement, j'ai eu de la très belle visite venant de Kati, Chloé et Chantale sont venues passer 5 jours à Bamako, chez moi. On a pas fait grand chose ensemble si ce n'est que d'aller manger au resto, mais il y avait une présence à la maison et ça m'enchantait! Et les tresses de Chantale... Plus de 14h d'attente pour le postérieur, mais tu as été bien courageuse ma belle!
Myself, enjoying night life at home!
Faits cocasses!!
- Un samedi, je viens travailler au labo. Je rencontre un collègue dans le labo à côté du mien. Il est là, évaché, les 2 pieds accotés sur le bureau. Lorsqu'il me voit, il est toujours très content et cette fois-là aussi. Il me demande ce que je suis venue faire au labo par un beau samedi (qui sont tout le temps beau en passant les samedis ici!). Je lui dis que je devais faire des petits trucs pour le rapport. Je lui retourne la question et il m'affirme qu'il vient passer l'après-midi au labo pour se reposer un peu, à l'air climatisé!! Haha! Il faut bien venir au travail pour se reposer!
- Ici, les biscuits mous deviennent durs comme au Québec et contrairement au Québec, les biscuits durs restent durs!!! tellement c'est sec, l'eau s'évapore aussi vite que de l'alcool! Tout à soif! Même l'humidité des biscuits s'évapore, et très rapidement en plus! Et même chose pour les oranges ou tout autre agrume laissés sur la paillasse, ça sèche après 2 jours!
Depuis le début de mon stage, je taquine toujours mon ami en disant que sa moto c'est la mienne au fond. Depuis le début, il me dit de l'amener avec ma moto... Mais malheureusement, je ne sais pas conduire (en fait je ne savais pas conduire jusqu'à il y a 2 semaine!) On est allés dans un quartier calme de Bamako (ça existe ici aussi!) et j'ai eu des cours de conduite de moto privés! Je suis pas si pire, mais je ne me risquerais vraiment pas dans le trafic désordonné de Bamako...! C'était bien agréable de conduire la moto! Et avec lui, plus tard, on est retourné sur l'ancien pont (babily corogni) de sotuba et on est allés à la "plage" à côté. Plage, il faut le dire vite... C'est plutôt un beau spot sur le bord du fleuve (qui est une rivière chez nous). Il y avait énormément de monde et je ne me suis pas baigné... Si vous voyiez les cours d'eau de Bamako qui se jetent dans le fleuve, vous comprendriez. Cela n'a rien à voir avec nos algues bleues-vertes...!
Un des si charmants garçons qui se baignaient au barrage hydroélectrique, près de la "plage". Trop gentil!!!
"Plage" de Sotuba
Dossier coup de cœur!! (mon dossier favori!)
- Tous, tous, tous les employés et cadres du labo! On ne manque pas une occasion de me saluer et de me dire: "hé Coulibaly!" (c'est mon nom de famille malien). A qui la chance de me traiter le premier de Coulibaly, mangeur de haricots (taquinerie que l'on appelle le cousinage et qui prend beaucoup de place dans la tradition orale ici) ou de m'asticoter pour que je change de nom de famille..! Le moral n'a pas le choix de tenir le coup avec toutes ces attentions particulières! Et si jamais j'arrive au labo un peu de mauvaise humeur, ce n'est pas long que les échanges avec les autres me font oublier les petits tracas et démarre ma journée de façon plus gaie. Ce sont toutes des personnes merveilleuses à lesquelles je m'attache et qui rendront le départ pas mal plus difficile...
- Les cartes tirées par Mélina à distance!: ces temps-ci, je m'ennuie de Mélina, colocataire CFCIste que j'ai eu pendant 2 semaines au début du stage à la concession. Elle est partie à travers le Burkina et le Mali dans le cadre de son stage, en mission... Elle revient dans quelques semaines et je suis impatiente de la revoir chez nous! Et elle m'a tiré des cartes à distance!
- Blogs de Chantale, de Méli, de Cath, de Rox....!!
- Découverte de la crème (la vraie!) à 100F avec Mohamed et le partage de cette découverte avec les autres toubabou! Mais, c'est tellement trop bon, j'ai en abusé un peu...
- Le + gros des coups de coeur: Toutes les lettres SOS reçues avant mon départ!! Ce sont des gâteries sans prix, qui me réchauffent, me réconortent, me font rire, me rendent aussi nostalgique me plongent le temps d'une page ou 2 dans une réalité, qui est mienne, mais hors contexte... Ouf, j'adore ça! Merci, vous contribuez, à votre manière à la réussite de ce voyage, je sais que je ne suis pas seule, que vous existez encore! Vous êtes présents, au-travers mon coeur, mon esprit et vous m'accompagner, malgré vous dans mon périple! Elles sont toutes des coups de coeur!! Et comme je ris à certaines... Je pense vite comme ça à celle d'édith!! Du bonheur en lettre pour chacune d'elles!
C'est l'Afrique
" ..."
