mercredi 25 mars 2009

Dossier caniveau...

(Aujourd'hui, je commence en force. Parce qu'on le veuille ou non, il y a des caniveaux au Mali. Et qu'on le veuille ou non, on les voit, on les sens (sans même les voir!) et avec de la chance, on les contourne!)



Indication que l'on retrouve dans un des laboratoires au LCV... Et ça s'applique tellement bien aux caniveaux aussi!



  • En passant, la majorité des caniveaux ne sont pas recouvert de dalles de béton, ce qui cause un petit stress quand on marche sur le trottoir. Ils font ça histoire qu'on ne se promène pas nonchalamment dans les rues en flannant... Juste pour nous garder un peu alerte! Clin d'oeil à Suzie (enseignante au CFCI) dont son pied a eu la malchance d'entrer subitement en contact avec les caniveaux dans les premiers jours suivants son arrivée au Mali... Ayayaye! Le liquide extrêmement sirupeux et odorant des canniveaux ne donne pas le goût d'y échapper le moindre morceau d'une petite orteil!



  • Les cafards commencent à sortir des trous de caniveaux à cause qu'il y fait trop chaud dans les caniveaux à cette période. A l'heure du thé le soir, il est très fréquent de les voir déambuler entre les jambes des gens du grin. Et moi, je les regarde et je frissonne! HAAA! Il y en a probablement qui me frôlent aussi les pieds... comme je suis naïve! J'étudie leur comportement... Tant qu'on ne les touche pas, ils ne s'affolent pas, ils continuent lentement leur petit bonhomme de chemin. Quand ils ont peur, c'est moi qu'ils affolent! Et je fais rire bien du monde avec mon énervement! En passant, pour attirer les cafards, il suffit d'en tuer un seul (ce qui demande de la force et de la persévérance!) et une colonie arrive en quelques secondes à peine!



  • Le nettoyage des caniveaux consistent à sortir tout ce qu'il y a dedans (principalement ordures de toutes sortes) afin de laisser couler le jus... Jusque là, c'est logique. Cependant, lorsqu'ils sortent les ordures, c'est pour les laisser reposer dans la rue. Tranquillement, avec le vent, ils se retrouvent dans leur lieu d'origine, les caniveaux! Et le processus recommence quand le niveau du caniveau redevient égal à celui du goudron (de la rue)...



  • Les caniveaux constituent le garde manger des petits rats (plutôt très gros ici!). Ils courent et longent le bord du caniveau à toute vitesse, pour éviter toute agression, en quête de leur prochain repas... En tout respect de la chaine alimentaire... De plus, des rats morts flottent fréquemment dans le sirop des caniveaux. Gonflés et virés sur le ventre, le cycle de la vie se poursuit...



C'est pas les caniveaux, ce sont les arbres décorés des déchets les plus résistants dans la nature et tellement dommageables, les sacs de plastique. Utilisés une seule fois, ils sont jetés immédiatement et ils s'échouent dans de tels endroits.


Ici, à Bamako, encore une semaine qui s'achève... Plus de la moitié du stage est achevé, il reste 6 semaines. 6 longues semaines avant de revoir mes amis du CFCI pour le séminaire d'intégration et de se raconter tout, tout, tout! Mais 6 extrêment petites semaines à l'intérieur desquelles je dois dire aurevoir à ma chambre dans la concession, à ma famille Coulibaly, à mon grin, à mes amis maliens, à ma ville, Bamako, à mes collègues de travail, au labo qui m'ont réservé un acceuil au-delà de mes attentes, à mon quotidien devenu si rassurant... Non je ne vais pas y arriver! Je ne suis pas prête à rentrer! La vie est bien faite, "j'ai encore 6 semaines (:S)!!" dit-elle avec un grin d'incertitude et la voix tremblante et pleine d'émotions!


Je veux rester! Jour après jour, je découvre, j'ai soif d'en apprendre tout le temps, les 4 mois ne me suffisent pas... Je viens simplement d'arriver, de m'intégrer un peu, je me sens maintenant si familières avec des choses qui étaient si étranges à mon arrivée. Je ne trouve plus dégueulasse tous les bruits de bouche se rapprochant du crachage, c'est devenu anodin de voir des femmes qui se promènent avec une charge (dieu seul sait lourde comment est la charge) en équilibre sur leur tête et comme si ce n'était pas assez, avec un enfant (ou 2) accroché à leur taille et tétant le sein... C'est le quotidien que de voir "défense d'uriner, 1000F" écrit sur un muret de béton dégoulinant d'urine séchée (et l'odeur confirme que ce sont bel et bien des coulisses d'urine), que de voir "parking de sécurité, 100F" à côté de l'endroit de travail des gens pour les innombrables jakarta (motos), trop nombreues, trop dangereuses... Avec les gardes de sécurité qui gardent absolument rien! C'est le quotidien de se réveiller le matin avec le drap et le matelas trempé de sueur et de ne plus se réveiller le matin à cause des appels à la prière à 5h, de ne plus se réveiller en plein coeur de la nuit à cause des activités de la rue qui ne cessent tout simplement jamais (cris, course, bagarre, vrombissement de moteurs datant des années 50, enfant pleurant le plus fort qu'il peut pour se faire remarquer et combler le déficit d'attention dont tous les enfants souffrent ici)...


Les enfants, les enfants... Les enfants dans les rues. De vraies petites fourmis, une population immense ne cessant de grouiller, de crier, de se tapper dessus, de travailler pour respirer une petite bouffée d'air à la surface d'un bassin qui les aspire, qui les engloutit sans pitié. Quotidiennement, au travers des fenêtres de mon "car" de riche, me transportant au labo (environnement sain, sécuritaire, de riche!!), j'assiste impuissamment à des scènes si dures. Je ne peux concevoir qu'un être humain, si petit, si frêle, si jeune soit contraint d'affronter cette réalité si rude... Que faire? Un p'tit 100F par ci, un autre par là. Eh! Je vais pas sauver l'Afrique avec mes 100F! Je reste impuissante, totalement impuissante... Ha, c'est désarmant...




Petit-fils du chef de famille où je vis... Contradiction avec les enfants de la rue... (Et Marietou, c'était pour te montrer ce qu'il advient de tes présents... Tu en as rendu un vraiment heureux, c'était vraiment beau à voir!)



Et les sotramas, à l'image de la misère africaine... Moyen de transport en commun peu dispendieux à Bamako. Ces véhicules recyclés et venant de l'Europe parce qu'on en avait plus besoin, sont les plus vieux que j'aie vu rouler dans ma vie à date. Et ils continuent à rouler, encore et encore. Ils sont peint, repeint, puis repeint encore (en vert toujours, avec des variations allant du vert lime, au vert pomme, vert forêt ou vert fluo), l'ensemble des pièces à dû être remplacer plus de 5 fois chacune, on les lave et relave, on les chouchoute, on est à l'écoute du moindre bruit anormal, parce que j'imagine que la mort de l'un d'eux est catastrophique pour beaucoup de monde qui dépendent du revenu de ces transports pour nourrir leur famille... Ils sont mieux traités que la plupart des enfants ici... Et je ris toujours lorsque je vois tant d'effort déployé à embellir ces vieilles voitures, c'est peine perdue mes amis! On les voit défiler ornés principalement de vert, avec une multitude d'autres couleurs disposées autour des chassis ou bariolé de façon horizontale. On les personnifie même en les faisant porter une inscription du genre "city boy", "le petit ambassadeur", "l'étoile #707", "le champion" ou avec des citations telles que "la vraie valeur d'un homme est le travail" ou "A barika, Allah ye" (qui est un remerciement à Allah...). Toutes plus maginatives les une que les autres!! Ha, cette Afrique!


J'ai des discussions très fréquentes avec mes chers gardiens qui travaillent au LCV. Horaire fixe: au choix du lundi au dimanche ou du vendredi au jeudi, ou encore du lever du soleil jusqu'au prochain lever du soleil... Ils séparent l'horaire entre eux, ils assurent leur service tous les mois qui comptent plus de 28 jours. Ils vivent ici!!! Mais c'est pas une vie ça!!!! En plus, ils sont considérés comme chanceux par leur supérieur. Leur patron accepte de leur verser 30 000F (75$) par mois sur les 200 000 qui sont réservés pour eux. Mais le patron aussi doit assurer sa survie... Aouch! Wow, ce sont des surhommes ces gardiens là! Comment on peut vivre dans le luxe, la richesse, le ventre toujours plein en sachant que d'autres ont faim et ne peuvent même pas aller voir leur famille par manque d'argent, tout ça à notre dépend? C'est comme ça ici. Le plus riche reste riche et le plus pauvre reste pauvre. Comme le jeu de cartes "trou-d'cul", hein!? Sauf qu'ici, les joueurs ne changent pas de place, ils ne peuvent pas upgrader. Le président à tous les jokers et les 2 du jeu. On ne les donne pas. Les "trou-d'cul" se contentent de ce qui passe et on ne tolère aucune forme de protestation parce qu'il y en a une pelleté d'autres jeunes hommes qui veulent être "trou-d'cul" à leur place, et combien n'ont pas la chance de faire partie de la game de carte?... Au début, j'étais plus qu'enchantée par leur discours du genre: "ouais, vous, vous avez tout, l'argent, le matériel, l'apparence, la richesse, vous êtes intelligents, mais ce qu'on a nous, ça vaut pas mal plus que tous vos objets et votre luxe. Nous, on a le temps, la présence des uns et des autres pour avancer, la solidarité." Il y en a un particulièrement qui se démarquait par sa volonté de vouloir lutter pour se sortir de là et faire quelque chose pour son peuple. Il avait une ambition comme j'en avais rarement vue ici encore, c'était au mois de février. J'ai adhéré à son discours et l'encourageait à penser dans ce sens. Tout ce manège, était-ce pour m'impressionner, me montrer qu'il avait plus de volonté que les autres? Toujours est-il que du jour au lendemain son discours s'est assombri en même temps que l'illusion de lutter qu'il m'avait exposée... Du jour au lendemain je me suis retrouvée à entendre des propos disant qu'il n'y a rien à faire ici, que tout est corrompu, qu'un blanc est et sera à jamais supérieur, qu'il est impossible de se sortir de son pétrin ici, même en ayant un paquet des meilleures volontés... Aouch, aouch et encore aouch!! Je demeure sans voix à entendre ces discours là! Je suis qui moi, miss riche pour venir ici au Mali, exposer ma richesse (ou bonheur pour les africains), circuler chaque matin et chaque soir avec le ventre plein devant eux, hèler un taxi devant eux, qui me coûtera 2000 F pour retourner à la maison parce que je ne me sens pas bien, au lieu de prendre le sotrama à 175 F...? Ça me fait mal chaque fois que je passe devant eux... A leur yeux, je transporte avec moi (et bien malgré moi) le message d'un sentiment de bonheur des pays du nord à cause de la présence d'argent, de voiture , de luxueuses maisons... Hahaha! Bonheur??!!? $$ = bonheur ici. Disent-ils vrai? J'en suis au mode questionnement quant à la pertinence et à la justesse de cette affirmation. Est-ce qu'une famille, qui ne peut pas manger à sa faim avec un enfant qui fait une infection à un oeil par exemple, serait plus heureuse avec le ventre plein et un enfant en santé?... Encore aouch!! Toujours est-il, qu'encore là, mes paquets de thé que j'apporte régulièrement à mes gardiens ne vont pas les sortir de leur pétrin. Cela ne les nourrit guère... "Au lieu de lui donner un poisson, apprend-lui à pêcher..." Que faire!!??? C'est déconcertant!



Les voici! Les gardiens du LCV. Et croyez-moi, leur air bête sur la photo ne réflètent en rien leur véritable nature...! Et on prend le thé... Y'a rien que ça à faire pour eux. Belles discussions e votre compagnie, malgré tout!


Dossier coup de masse (c'est pas si déprimant que ça tout le long!)



  • La sympathique et permanente couleur gris-brun de mes talons


  • La sécheresse qu'il règne dans l'air et dans mon nez!! Le beurre de karité a des propriétés exeptionnelles pour ce genre de problèmes!!


  • Avoir l'impression que le temps est compté, que mon bonheur malien ne fait que s'échapper comme des grains de sable à travers mes doigts, je suis sans moyens pour le retenir


  • La dépendance très dispendieuse au téléphone portable... les crédits dépensés chez Orange.


  • Travaux et comptes rendus à faire pour le CFCI (ça fait partie du jeu...)


  • Fatigue, fatigue, fatigue! Etat permanent après une journée de travail... Lourdeur dans les jambes, manque d'énergie pour aller où que ce soit, faire quoi que ce soit...
  • Les spots de sueur qui apparaissent juste sous mes 2 fesses lorsque assise sur une chaise pendant plus de 5 minutes...
  • HAAAAAAAAAAAAA!!! C'est de loin l'élément le plus frustrant de mon stage!!!! J'ai tellement eu de frustration par rapport à cette chose, qui au fond en vaut pas le coup dans un contexte comme le mien... Il y a trop de virus sur les putains d'ordis au Mali, ça m'empêche de faire les innombrables rapport en lien avec le stage. Pis en plus, la connexion internet est tellement mauvaise au labo, je capote!!! Ca me ralentit énormément!! (hé, mais tu es en AFRIQUE... Tu t'attendais à aller vite?!?) Après m'avoir chicanée avec le gars du cyber avant hier, j'ai maintenant fait la paix avec ces technologies qui comprennent rien!... Mais pas avec le gars du cyber... avec son air arrogant et supérieur, s'il pense qu'il va me calmer avec ses prises!!



Hiii! Je me sens un peu ... pessimiste là! Bon, ce n'est pas que du noir (quel jeu de mots!) en Afrique. Croyez-moi je passe d'excellents moments ici, je cale la bouteille enfermant des moments de pur bonheur. Je flotte, je ne crois pas que c'est vrai, je me pince même souvent...


Ce vendredi, j'ai eu la chance d'apprendre à cuisiner le plat le plus commun ici au Mali, le riz avec tikadèguè na (sauce à la pâte d'arachide). Ce que je mange pratiquement à tous les jours au labo, quand c'est pas le riz avec la sauce tomate ou le riz sauce feuille (par chance qu'il y a les mangues pour réguler mes intestins!!!). Heureusement pour moi, j'aimais le riz et heureusement j'aime encore ça! J'ai regardé Abba et Sadjo (les 2 qui s'occupent de la cantine ici) préparer le tout sous la chaleur devenue insupportable pour la toubab quand le tout fut prêt. C'est dans la cuisine traditionnelle que j'ai eu la chance de les regarder préparer le tout. Pendant que les margouillas (lézards) apparaissent et disparaissent à toute vitesse pour venir chercher les grains de riz tombés et que la quantité inimaginable de fourmis me piquent!! Et ça élance! Finalement, quand c'est pas de ces contraintes là, la tikadèguè na est très simple à préparer. J'ai pris quelques notes et Mariétou, on fait la dégustation à notre famille et amis à mon retour... et sans fourchette! Tous ceux qui sont braves à goûter sont invités!




Abba à côté des ronds de poêle tellement efficaces!



Le poisson d'avril... :D J'ai réussi à prendre Catherine! J'étais particulièrement fière! Mais moi aussi j'ai mordu à quelques poissons, lançés par des maliens en plus! Malgré toutes les difficultés du monde présentes en Afrique, les blagues et taquineries font partie du quotidien ici. On ne se lasse pas de se moquer des autres et quand c'est de la toubab dont il s'agit, le plaisir est doublé!

La semaine dernière, j'ai encore été toute seule plus de la moitié de la semaine. Michel et Catherine étaient tous les 2 partis en mission à l'extérieur de Bamako. C'est long longtemps quand on est seule ici! Heureusement, j'ai eu de la très belle visite venant de Kati, Chloé et Chantale sont venues passer 5 jours à Bamako, chez moi. On a pas fait grand chose ensemble si ce n'est que d'aller manger au resto, mais il y avait une présence à la maison et ça m'enchantait! Et les tresses de Chantale... Plus de 14h d'attente pour le postérieur, mais tu as été bien courageuse ma belle!



Myself, enjoying night life at home!

Faits cocasses!!

  • Un samedi, je viens travailler au labo. Je rencontre un collègue dans le labo à côté du mien. Il est là, évaché, les 2 pieds accotés sur le bureau. Lorsqu'il me voit, il est toujours très content et cette fois-là aussi. Il me demande ce que je suis venue faire au labo par un beau samedi (qui sont tout le temps beau en passant les samedis ici!). Je lui dis que je devais faire des petits trucs pour le rapport. Je lui retourne la question et il m'affirme qu'il vient passer l'après-midi au labo pour se reposer un peu, à l'air climatisé!! Haha! Il faut bien venir au travail pour se reposer!
  • Ici, les biscuits mous deviennent durs comme au Québec et contrairement au Québec, les biscuits durs restent durs!!! tellement c'est sec, l'eau s'évapore aussi vite que de l'alcool! Tout à soif! Même l'humidité des biscuits s'évapore, et très rapidement en plus! Et même chose pour les oranges ou tout autre agrume laissés sur la paillasse, ça sèche après 2 jours!

Depuis le début de mon stage, je taquine toujours mon ami en disant que sa moto c'est la mienne au fond. Depuis le début, il me dit de l'amener avec ma moto... Mais malheureusement, je ne sais pas conduire (en fait je ne savais pas conduire jusqu'à il y a 2 semaine!) On est allés dans un quartier calme de Bamako (ça existe ici aussi!) et j'ai eu des cours de conduite de moto privés! Je suis pas si pire, mais je ne me risquerais vraiment pas dans le trafic désordonné de Bamako...! C'était bien agréable de conduire la moto! Et avec lui, plus tard, on est retourné sur l'ancien pont (babily corogni) de sotuba et on est allés à la "plage" à côté. Plage, il faut le dire vite... C'est plutôt un beau spot sur le bord du fleuve (qui est une rivière chez nous). Il y avait énormément de monde et je ne me suis pas baigné... Si vous voyiez les cours d'eau de Bamako qui se jetent dans le fleuve, vous comprendriez. Cela n'a rien à voir avec nos algues bleues-vertes...!



Un des si charmants garçons qui se baignaient au barrage hydroélectrique, près de la "plage". Trop gentil!!!


"Plage" de Sotuba


Dossier coup de cœur!! (mon dossier favori!)



  • Tous, tous, tous les employés et cadres du labo! On ne manque pas une occasion de me saluer et de me dire: "hé Coulibaly!" (c'est mon nom de famille malien). A qui la chance de me traiter le premier de Coulibaly, mangeur de haricots (taquinerie que l'on appelle le cousinage et qui prend beaucoup de place dans la tradition orale ici) ou de m'asticoter pour que je change de nom de famille..! Le moral n'a pas le choix de tenir le coup avec toutes ces attentions particulières! Et si jamais j'arrive au labo un peu de mauvaise humeur, ce n'est pas long que les échanges avec les autres me font oublier les petits tracas et démarre ma journée de façon plus gaie. Ce sont toutes des personnes merveilleuses à lesquelles je m'attache et qui rendront le départ pas mal plus difficile...



  • Les cartes tirées par Mélina à distance!: ces temps-ci, je m'ennuie de Mélina, colocataire CFCIste que j'ai eu pendant 2 semaines au début du stage à la concession. Elle est partie à travers le Burkina et le Mali dans le cadre de son stage, en mission... Elle revient dans quelques semaines et je suis impatiente de la revoir chez nous! Et elle m'a tiré des cartes à distance!



  • Blogs de Chantale, de Méli, de Cath, de Rox....!!



  • Découverte de la crème (la vraie!) à 100F avec Mohamed et le partage de cette découverte avec les autres toubabou! Mais, c'est tellement trop bon, j'ai en abusé un peu...



  • Le + gros des coups de coeur: Toutes les lettres SOS reçues avant mon départ!! Ce sont des gâteries sans prix, qui me réchauffent, me réconortent, me font rire, me rendent aussi nostalgique me plongent le temps d'une page ou 2 dans une réalité, qui est mienne, mais hors contexte... Ouf, j'adore ça! Merci, vous contribuez, à votre manière à la réussite de ce voyage, je sais que je ne suis pas seule, que vous existez encore! Vous êtes présents, au-travers mon coeur, mon esprit et vous m'accompagner, malgré vous dans mon périple! Elles sont toutes des coups de coeur!! Et comme je ris à certaines... Je pense vite comme ça à celle d'édith!! Du bonheur en lettre pour chacune d'elles!





C'est l'Afrique

" ..."


lundi 23 mars 2009

« Les dimanches à Bamako, c’est les jours de mariage » de Amadou & Mariam

C’est une chanson que l’on se plaisait à chanter à Rivière-du-Loup avant de quitter pour notre Afrique et c’est un fait que je constate hebdomadairement! Les files de voitures klaxonnant à tout rompre dans les rues déjà assez bruyantes sont là pour nous indiquer la nouvelle union de 2 personnes. Tout ça a lieu principalement le samedi et le dimanche.

Présentement assise très calmement sur notre véranda en fin d’après-midi, avec comme activité principale l’écriture sur un ordinateur portable, je transpire quelques gouttes de sueur et je nourris les moustiques!! On entame la saison chaude et plus ça va, plus je constate que je ne supporterais pas cette chaleur toute l’année durant! Histoire de comprendre à quel point le corps ne suffit pas à me rafraîchir, je peux boire jusqu’à 4-5 litres d’eau quotidiennement pour en voir sortir à peine 1 litre au bout du processus! Tranquillement, la chaleur devient accablante et étouffante. Ce qui est une activité anodine au Québec, comme se préparer un repas, devient une véritable corvée et nécessite une bonne quantité d’énergie et de volonté ici. Le jour, la chaleur s’accumule dans notre chambre et le soir, on s’engouffre dans notre petit incubateur pour y sombrer dans un sommeil qui est récupérateur seulement aux petites heures du matin (5-6h), lorsque le cadran sonne, parce qu’il fait seulement 27 ou 30 °C. Le ventilateur ne suffit plus à me rafraîchir, la nuit je mouille mon matelas mousse, qui retient si bien la chaleur! L’épaisseur de la peau est souvent de trop et je l’enlèverais si je le pouvais! Et je ne croyais pas avoir de si gros boyaux sanguins qui parsemaient mes mains et mes pieds! Malgré toutes les descriptions que je peux faire, il n’y a rien comme l’expérimenter pour bien se l’imaginer…Assez parler de la chaleur!

La saison des mangues arrive… Elles sont encore un peu chères, 100 F (25 cents) chacune, de la grosseur d’un gros pamplemousse environ. On dit qu’elles deviendront meilleur marché encore, d’ici 2-3 semaines en plein cœur de la saison. Elles sont tellement bonnes, à chaque bouchée, tu espères la prochaine et lorsqu’elle est achevée, on se retrouve avec le noyau entre les mains, un peu triste que ce soit déjà la fin! Mais à ce prix là, on peut facilement se gâter! Par contre, on investit davantage en papier hygiénique (comme dirait Mélina!!)!! Haha!

Il y a 2 semaines, à l’occasion de la naissance du prophète Mohamed (congé férié), je suis partie visiter le Burkina Faso. J’ai passé une super belle fin de semaine, où j’ai découvert un pays limitrophe au Mali qui m’a semblé un peu plus verdoyant et un peu plus frais!! Quel bonheur! Donc, j’ai quitté Bamako le vendredi matin, vers 8h, sans mon certificat de vaccination de la fièvre jaune; parce qu'introuvable!! C’est indispensable pour voyager entre les pays africains. J’ai cherché plutôt 20 fois que pas du tout, sans résultat…Je n’étais pas prête à faire une croix sur le voyage et à la visite à mes amis habitant au B.F. à cause de ça et je suis donc partie en prévision de verser quelques pots de vin en cours de route. Je ne sais quelle bonne idée j’avais eu à ce moment là, mais j’avais mis mon certificat dans LA pochette secrète de mon sac à dos lors du séjour à Sanankoroba, au mois de janvier. Dans l’autobus, en route pour le Burkina, j’ai eu l’éclair de génie de regarder là et je l’ai trouvé!! De toute façon, je n’aurais pas vraiment eu de problème à l’aller, ils ne l’ont pas demandé. Au retour par contre, ils l’ont exigé une fois. Mais avec un petit 1000 F (2-3 dollards), on aurait amplement réglé le problème.

Donc arrivée à Bobo Dioulasso, je suis allée rejoindre mes amis qui étaient arrivé de Ouagadougou. J'ai donc revu Roxanne à ce moment-là. Les autres de Bobo étaient aussi là. Le lendemain, nous sommes partis très tôt en direction de Banfora pour aller aux cascades. WOW!!! Comme c'était beau!! Indescriptible! Plusieurs palliers de chutes et de bassins sur une bonne distance... Au moins 30 minutes de marches du palier le plus bas jusqu'au palier le plus élevé. Des gens qui se baignent en harmonie avec ceux qui lavent leur linge et leur moto en amont. Quand on voit à quoi peut servir les cours d'eau ici, on se contente de ne pas se poser trop de questions en se jetant en bas d'un rocher pour aller frapper l'eau dans le bassin en bas. Le paysage reste tout aussi féérique. J'ai demandé un endroit en nature avec un cours d'eau pour aller nager, et bien mon souhait s'est réalisé! Seul hic, c'est à plus d'une journée d'autobus!

Les superbes cascades de Banfora


Le plongeon 1 mètre, aux cascades de Banfora


Notre joueur de cora privé le samedi aux cascades (réincarnation de Bob!). A date, à Banfora, c'est là que j'ai vu la plus grande concentration de rastaman!

Le soir, les 2 autres avec qui j’ai passé la journée (Roxane et son ami français) décident de vivre un trip en s'aventurant un peu vers l'inconnu, au Lac Tangrela. Ambivalente dans ma prise de décision, est-ce que j'ai l'énergie pour m'y rendre le soir même ou je me contente de les rejoindre le lendemain matin? J'ai aussi le goût de m'aventurer, mais je pense trop aux conséquences qui "pourraient" m'arriver. Finalement, exténuée et à bout de nerfs, je prends la décision de passer la soirée à Banfora, seule, à la case d'Isabelle (une autre CFCIste) qu'elle a eu la bonté de me laisser parce qu'elle était absente. Rencontre de quelques jeunes vraiment cool, soirée avec eux au "Provincial" , petite discothèque friendly de Banfora, promenade en moto aux petites heures du matin dans le village à la recherche d'un maquis non-payant, recherche infructueuse et nuit tellement réconfortante dans le havre d'Isabelle. Encore 1000 fois merci Iza!

Le lendemain, lever très tôt! Je me dirige vers le lac Tangrela, à la rencontre de Roxane et d'hippopotames! Journée assez hors de l'ordinaire. On se promène en brousse et on jase avec les habitants et avec 4 voyageurs marginaux (qui traînent leur chien depuis la France !). A bord de leur camion de déménagement, ils parcourent le continent au gré du vent. Leur but ultime, vendre tout leur matériel dans leur camion (qui représente l'ensemble de leur avoir!!) et rentrer en moto, avec le chien dans une voiturette! Puis, visite des hippo... Hiiiii! C'est IMMENSE! Je ne m'imaginais pas ça de cette envergure! Par la suite, on se fait prêter une moto et revisite des cascades, à ma grande joie! Roxane pilote de moto à pédales, me conduit au travers les chemins piétonniers de la profonde campagne, truffés de trous, de gens et d'animaux. Des rizières et des champs de cannes à sucre bordent notre route pendant quelques kilomètres, c’est beau à voir, un peu de nature au travers du séjour bamakois entouré de poussières et de pollution !! Les cascades sont bondées en ce dimanche, c’est la journée de la femme et plusieurs festivités ont lieu un peu partout. Elles perdent un peu de leur charme. Je reste à peine 2h et je me fais reconduire à Banfora par un ami rencontré la veille, afin de prendre l’autobus pour Bobo Dioulasso. Le dimanche soir, je dors à la mission protestante, qui est un lieu très accueillant. Le lendemain matin, je pars très tôt pour rentrer à la maison. Je me surprend à avoir hâte de rentrer, de me retrouver enfin chez nous. Mon quotidien me plait ici et malgré que ça été un très beau week-end, parsemé de moments inoubliables, de belles rencontres de gens généreux et accueillants, le foyer de Bamako Coura demeure un endroit rassurant où je me sens bien.

Coup de masse : À bord de la moto entre les cascades et Banfora le dimanche, on ralentit subitement sur la route de terre. Encore une fois, il y a un accident de moto. Chaque fois que je vois ça, j’ai des frissons qui me parcourent le dos. Et les accidents de moto sont drôlement nombreux ici. Les blessés vont s’en sortir et moi je garde une image que j’aurais mieux aimé ne pas voir en cette fin de week-end.


Sur le lac Tangrela avec mon amie Roxane que j'étais si contente de retrouver! La tête coiffée de fleur de nénuphar, on se faisait promener sur l'habitat des hippotames!


Un petit aperçu d'un si gros animal!



Il y a eu un très gros orage vendredi soir dernier et il faisait froid!! J'ai même sorti ma couverture pour l'occasion parce que les frissons me parcouraient le corps... Cette photo a été prise à la maison, juste en face de la porte d'entrée de ma chambre, en compagnie de Mohamed, alias N'Diaye, mon ami.

La phase du projet de recherche avec les animaux vivants auquel je prends part au laboratoire depuis le début du séjour s’est terminé la semaine dernière. Le lundi, on a abattu les chèvres (on exclut la personne qui parle !). Québécoise sensible et pas habituée à des pratiques de laboratoire comme celle-là, au départ, j’ai été choqué que l’on procède de cette manière. Le pays qui regroupe une majorité de musulman, est axé sur la religion dans beaucoup de sphères de leur vie. Alors, la mort des chèvres est survenue suite à leur sacrifice, de façon traditionnelle. La scène post mortem révèle comment cela se passe et ça me suffit amplement, je ne veux pas plus de détail ! On me rassure en ne cessant de me répéter que les animaux ne souffrent pas en mourrant de cette manière. Alors pourquoi on ne procède pas comme ça ailleurs dans les labos américains ou européens !??! Bien d’autres problèmes règnent ici. Je me contente d’accepter ces faits, parce que je trouve beaucoJustifierup plus révoltant de voir une mère marcher à 4 pattes par terre parce qu’handicapée avec son bébé confortablement blottis dans la poche dorsale (petit bout de tissu où les femmes africaines transportent leur progéniture) et son autre enfant d’environ 4 ans qui quête pour elle, ou le coin de rue où sont regroupés les handicapés mentaux, ou les vieilles femmes sans logis tendant la main en disant « cadeau… »… Des scènes quotidiennes à lesquelles j’assiste sans moyen…

Pour en revenir au labo… Il y a 2 semaines, le 11 mars, quand je suis arrivée le matin pour prendre les températures des chèvres, la chèvre portant affectueusement le nom de « #2 », j’ai constaté qu’elle était en travail pour mettre bas. On savait qu’elle était gestante, mais Salif, l’animalier, prévoyait sa mise bas pour le mois d’avril seulement. J’était absolument toute énervée de pouvoir voir une mise bas d’une chèvre, chose que je n’avais encore jamais vu. Or, toute la journée, la chèvre avait des contractions, mais peu fréquentes, elle continuait même à manger ! J’allais vérifier presqu’à toutes les heures sa progression, comme si elle pouvait accoucher en si peu de temps ! (et c’était sa première gestation) Mes collègues se moquaient bien de moi, vu ma fébrilité face à cet événement, anodin pour eux ! Pour l’attente, j’en ai eu pour mon argent… Elle a accouché seulement le lendemain matin, peut-être 1h avant que j’arrive au labo… J’ai tout manqué, d’à peine une heure, mais le bébé était encore là à mon arrivée, heureusement. Ça c’était le jeudi. La maman n’était pas très maternelle et elle refusait d’allaiter son petit. Je m’en suis bien occupée, afin d’essayer de le réchapper. On a procédé à une cérémonie de baptême la journée même, avec Mme Niangaly et l’animalier ! Je lui ai personnellement donné un nom. En hommage à mon chat dont je m’ennuie tant, je l’ai baptisé Chabichou ! J’ai partagé des dattes avec mes collègues, geste de partage ici lors de cérémonies traditionnelles ! Je surveillais la progression de Chabichou de près et je m’assurais qu’il mange bien. Le vendredi, il allait super bien, mais il avait peine à marcher encore, ce qui est un peu inquiétant. On me disait qu’il était faible un peu, mais qu’avec des bons soins, on pouvait le sauver. Or, ce samedi-là, je me suis pointé au labo, histoire de suivre Chabichou… Je l’ai trouvé couché dans un coin et il ne marchait toujours pas. Salif me confie que sa maman l’a piétiné et qu’elle refuse toujours de l’allaiter. Du jour au lendemain, il est devenu très faible. Je m’en suis occupé pendant la journée et j’ai quitté en après-midi. En fin de journée, je suis revenue pour voir ce qui se passait et j’ai retrouvé Chabichou mort. C’était inévitable vu sa condition du samedi matin… J’étais vraiment triste, mais contente que ses souffrances soient terminées ! Dans les journées suivantes, mes collègues n’ont pas manqués de me relater les doux souvenirs de feux Chabichou pour me taquiner !! Et ils connaissaient plutôt bien son nom, ça me surprenait!

Le week-end dernier, ma sœur Koso m’a refait des tresses. C’était la deuxième fois qu’elle m’en faisait. Et je vous dis que le regard des africains change quand ils me voient avec « la tresse » (comme ils disent !). Ils aiment tellement ça que je sois tressée, ils mettaient même de la pression pour que j’en fasse refaire aussitôt que j’avais défait les autres ! C’est drôle à voir quand ils me voient le matin avec ça, ça leur fait vraiment plaisir !

Le samedi dernier, en après-midi, je suis allée voir un match de lutte traditionnelle ! Je suis allée là avec mon ami malien et j’étais la seule blanche à travers tout ce monde là ! C’était noir de monde ! (Haha !) Après, on a été chez mon ami, il m’a présenté à sa famille. Il était trop fier de m’amener voir sa famille !! Je trouvais ça vraiment drôle. Dès mon arrivée, on m’a servi quelque chose à manger, faim, pas faim. Et quand j’ai sorti mon appareil photo, une euphorie s’est immédiatement installée. Il devait y avoir une quinzaine d’enfants qui me couraient après pour que je les prenne en photo. Et le soir, j’ai assisté à une soirée de Balafon, toujours dans le quartier de mon ami. C’était une fête pour la journée de la femme qui a été remise à plus tard. C’était très bien, les femmes et les hommes dansaient de façon très énergique ! Vous devriez voir la manière qu’ils ont de se déhancher. On dirait qu’ils ont les hanches et les jambes disloquées ! Bref, c’était un très bon divertissement pour les oreilles et pour les yeux. Le soir en rentrant, j’ai vu les gens couchés en ligne sur le bord du boulevard histoire de me remémorer qu’il y a des souffrances quotidiennes en tout temps, même lors des soirs de festivités… La fête nous fait danser, nous rend heureux et le retour à la réalité moins heureuse se fait brusquement en fin de soirée.



La danse du samedi soir avec les costumes fabriqués dans le tissu du 8 mars. On le porte fièrement ici, pratiquement chaque femme s'est fait tailler un habit dans ce motif


Fait cocasse : mon collègue est en train de prier dans le laboratoire lorsque son téléphone sonne. Un bon musulman ne doit pas prendre l’appel ! Mais lui, continue son rituel de prière de façon physique et prend l’appel. Alors tout en parlant, il continue à faire les mouvements de prière ! C’est certain que ce n’est pas fait trop de façon sincère !

Ici à Bamako, à chaque nouveau jour, une nouvelle découverte. Des récits à raconter plein la tête, des anecdotes quotidiennes marquantes, des histoires sans fin à partager, c’est ici que je me ressource pour vous raconter de belles aventures à mon retour !



Ayons une pensée pour ce petit feu Chabichou qui n'a malheureusement pas vu sa 72e heure de vie... Clin d'oeil à Mme Niangaly et Ouedraogo!! ;) Qui vont adorer en passant savoir que je vous parle de Chabichou!!

mardi 3 mars 2009

Un p'tit clin d'oeil





Cheik et Papasy sur sa moto









Camping dans le passage, ça commence à chauffer dans la chambre à coucher!! Mais y'a des petites puces qui sont venues nous visiter par contre...!










Cheik et Kadi, on l'aime cet enfant là!!












Cheik et Papasy encore! On fait n'importe quoi avec, il est adorable! Et, c'est même un homme d'affaire!!







En direct de Bamako, la où les sachets (sacs de plastique) volent dans le ciel engorgé de poussière, je vous envoie mes salutations!!

De plus, comme j'avais pas fourni des photos la dernière fois, je remédie à la situation! C'est pas que que je me sens obligé de le faire, mais bien parce que j'ai le goût et que vous êtes très généreux dans les messages que je reçois de vous cher public.

Aujourd'hui, ce fut une très belle journée. Je vois et j'expérimente des choses nouvelles au travail, ce qui est très bien. Je fais de l'extraction et de l'amplification d'ADN, ce qui est plutôt technique, j'ai vu comment on diagnostique la rage chez un animal et aujourd'hui, on a eu une poule atteint de Salmonellose. Elle présentait beaucoup d'emphysème partout sur le corps, ce qui était assez impressionnant! On l'a nécropsié afin de confirmer le diagnostic de Salmonellose. Je commence à développer des bons liens avec les travailleurs et ils me font beaucoup confiance.

Je suis particulièrement contente ce soir. Je pars rejoindre quelques amis vendredi au Burkina. Je voudrais visiter Bobo Dioulasso rapidement et me diriger vers Banfora et sa chute légendaire le samedi. Comme on a congé le lundi (naissance d'un prophète quelconque) je serai de retour lundi à Bamako, avec plein d'aventure à raconter!!!

En direct de Bamako, là où le fleuve Niger (si pollué!!!) est traversé par 3 ponts (bientôt 4) reliant les 2 rives de Bamako, je vous envoie mes salutations!!