samedi 28 février 2009

I ni sogoma!!

Fin février, on entamme le printemps bientôt au Québec... ça ressemble à quoi dont ça.. ? La cabane à sucre, le soleil réconfortant printanier, les ruissellements de la neige qui fond dans les rues... Est-ce que c'est ça qui se passe ou bien on est encore "pogné" dans la glace??
Ici, la saison chaude se fait graduellement sentir. On se sent comme dans un four dessicateur en plein coeur de journée, vers 12 ou 13h. J'ai la chance d'être à l'air clim dans le labo, ce qui n'est pas très fatiguant. Lorsque je sors pour aller à la cantine par contre, je ne traîne pas trop au soleil, au risque de me déssècher! La fin de semaine, comme je n'ai pas accès à la clim, je me contente de me régler au mode slow, afin d'éviter un coup de chaleur désagréable! Et je me dois de conserver mon énergie pour lutter contre les agressions quotidiennes que mon corps subit; bruit, pollution, poussière, appel des marchands avec leur sifflet!!, piqûres de moustiques, chaleur intense la nuit, sécheresse, éventuelles bactéries qui pourraient malencontreusement se retrouver dans ma nourriture ...
Et quand on ne se ménage pas, il y a plus de risques de tomber malade. C'est malheureusement ce qui arrive présentement à trois québécois du CFCI logés dans le même quartier que moi à Bamako. En effet, ça fait la 3e journée consécutives que j'irai à l'hopital pour les visiter. Diagnostic: 2 palu qui ont rechuté (la malaria est de plus en plus sévère ici quand elle frappe, et même les antipaludéens n'arrivent pas à contrôler le vilain virus, et il y a des rechutes parce que le virus est très résistant. Dr. Guindo (notre référence ici) soupçonne aussi que l'efficacité de la malaronne s'est décrue, étant donné les cas sévères de palu malgré la prise d'antipaludéen...). L'autre hospitalisée s'est offert une bronchite allergique avec un palu (celle-là s'est payé un cocktail d'enfer!). Je vais les visiter régulièrement, c'est pas des étapes jojo et je prends soin d'eux comme je peux, malgré qu'ils sont très bien traités à la clinique privée. Je leur ammène des petites surprises, de la santé et de mon énergie. Parce que moi à l'opposé d'eux, je n'ai pas connu encore ces étapes plus sombres. Je continue dans cette vibe, elle est bonne! Mes amis me disent que c'est Allah qui me protège. Même si je suis pas dans sa gang, sa protection est efficace jusqu'à maintenant!! ;) Mais moi je sais que ma bonne étoile m'a particulièrement bien protégée jusqu'à ce jour.
Demain, je vais peut-être partir dans un village très prêt de Bamako, question de visiter un peu les alentours. Je ne suis pas encore sortie de cette ville infernale depuis mon arrivée. Je vais en profiter pour faire des balades à pied sur le bord du fleuve Niger, balade en pirogue si possible et relaxation!
J'ai eu la chance d'aller visiter la friperie du marché de Médine la semaine dernière. C'est un endroit où il y a beaucoup de linge!! En effet, il reçoivent des ballots de vêtements usagés provenant directement de l'Europe. Du vrai linge!! J'étais bien heureuse de savoir enfin où s'était parce que mes 3 jupes (dont une que je ne peux plus porter parce qu'elle est déchirée!) et mes trois pantalons ne suffisent plus à me contenter côté changement ou originalité!! Je n'ai presque rien acheté, mais ce n'est que partie remise à plus tard. Il y a des tas de linge un peu partout par terre, grossièrement trié entre pantalons, jupes et chandails, avec enfants faisant la sieste à moitié tout nu sur le top de ces amoncellements. C'est bien parce qu'on a pas vraiment besoin de marchander, le coût des camisoles est d'environ 300 F (75 cents) et les pantalons, entre 500 et 1500 F environ (1 à 3-4 dollards). Je vais aller me gâter bientôt!! Et il y a des abondances de fruits et légumes aussi qui sont vraiment peu dispendieux, toujours fraichement arrivés.. C'est super contradictoire de voir toutes cet éventail de fraicheur étalé par terre dans un marché où ça sent si mauvais et où il y a des tonnes d'activité générant énormément de bruits et de saletés... C'est fou aussi de constater que plus ça va, plus ces scènes quotidiennes font partis de mon quotidien à moi et deviennent de plus en plus anodin. Y'a juste les odeurs qui sont pas encore si anodines! hahaha!
Coup de masse: Gars qui me suit pendant 45 minutes de marche pour faire la conversation. Alors que je ne lui ai rien demandé et pour me moquer de lui un peu, je lui dit qu'il va trouver ça long pour le chemin du retour... Et lui de me répondre d'un ton irrité: tu me cherches??!!?
Hier, je suis allée assister à une pièce de théâtre au Centre Culturel Français (CCF). C'était sur l'apartheid en Afrique du Sud. C'était presque un monologue en fait. Il y avait 2 comédiens, dont un qui a récité 75% du dialogue. Ils avaient tous 2 beaucoup de talents et le sujet était plus qu'intéressant. Ce fut un bon divertissement avec les 2 autres québécoises qui sont encore en ville avec moi (3 sur 6!!! les autres logeant à la clinique privée...). Avant, nous sommes aussi allé mangé au resto chinois à côté de chez-nous!! MMmmm! Et je vous avais pas dit que j'ai trouvé le resto parfait pour assouvir mon goût (qui semblait insatiable!!) de manger de la pizza!! En effet, la semaine dernière, je suis allée me régaler dans un restaurant spécialisé en fabrication de pizzas cuites dans un four à bois. En plus, ils font la livraison!! On trouve de tout, tout, tout à Bamako, il suffit d'investir temps et argent... et avoir des amis bamakois! La pizza paternelle reste tout de même irremplacable!!
De mon côté, j'ai la chance d'avoir un bon garçon qui prend de façon personnelle ma bonne intégration et qui prend à coeur que mon voyage se passe bien ici à Bamako. Il se charge de me déplacer à bord de sa moto, de m'informer de tout ce qui est bon à savoir dans cette métropole, de me nourrir de to et d'haricots!!. C'est bien sympathique! Et plus qu'apprécié!!
Scène cocasse: petit garçon accroupi sur le bord de la rue en train de forcer pour faire caca dans un sac en plastique. Scène encore plus cocasse: y'a juste moi qui remarque ça, parce que c'est du quotidien ici!!
La baignade dans des lieux naturels me manque ici. On a la chaleur, mais pas des places paradisiaques pour la baignade comme au québec, comme la chute dans le fond des bois, en tk, pas encore trouvé! j'étudie de - en - mon Bambara... Le français facilite le tout avec la majorité des gens.
Seconde scène cocasse: un homme avec qui je prends le transport le matin et qui est au même arrêt que moi, est arrivé un bon matin avec son joint de marijuana!! C'est un homme d'un certain âge et avec un statut professionnel assez bien... ça m'a fait rire de le voir dans cet état et de constater sa nonchalance de consommer ça en plein coeur de Bamako!! Je crois que c'était pour contrer des douleurs...
Une autre semaine s'achevant, un autre dimanche à Bamako qui s'en vient, le temps file comme une voiture, comme dirait mon ami Mohamed! Comme j'ai dit à maman, je voudrais bien le mettre en réserve ce bon temps que je passe ici et le consommer ultérieurement, dans les down. Malheureusement, c'est difficile de mettre du temps en réserve!! Si vous avez des trucs, laissez-moi savoir! Je profite du moment présent et me régale des ces aventures que m'offre continuellement le Mali. Je n'ai malheureusement pas de photos cette semaine... Je vous laisse la liberté de vous bâtir des images à partir de mes récits!!
Kambé!!
Aminata

vendredi 20 février 2009

Un mois ?!?
















la journée du mariage, les 3 filles habillées pareilles sont mespetites soeurs!
















mes nouveaux amis!! Dans la concession






















Photo prise ce soir avec Alpha


Attention ! Le message suivant est trèèès long ! Si vous voulez le lire en entier et surtout pouvoir l’apprécier à sa juste valeur, assurez-vous d’avoir amplement de temps ! La rédactrice vous en sera trèèès reconnaissante !

Je suis en ce moment assise à mon bureau au travail, mais tout le monde est parti, on est vendredi pm (on ne travaille pas au labo le vendredi pm !)

Bonjour mes très chers lecteurs assidus !
C’est à peine croyable, non ?! Il y a déjà un mois que j’ai quitté le Québec pour foncer à toute allure dans cette aventure qu’est le Mali ! Je vous assure que je n’ai pas vu le temps passer ! Depuis l’arrivée, l’horaire du temps a tellement été chargé que j’ai à peine le temps de réaliser que je suis vraiment ici, en train de vivre un trip loin de l’ordinaire !

Alors, comme vous voyez, je ne m’ennuie vraiment pas. Je ne sais pas par où commencer !…
Cette semaine a été riche en événement au-niveau du travail. Tout d’abord, il faut dire que le matin, il fait clair tard ! Lorsque je me lève, à 6h15, c’est noir. Il commence à faire clair lorsque je quitte, vers 7h. Le car m’amène direction Labo. Ça prend environ 20 minutes. Dès mon arrivée au labo, je fais la traditionnelle ronde des salutations. Je prends le temps de discuter un peu avec chacun et tout le monde est bien soucieux de mon bien-être ! Et ils s’informent grandement des gens de ma famille ! Par la suite, il y a mon collègue, Badian, qui prend son petit déjeuner et qui m’emmène d’abondants frou-frou (pâte de mil sucrée frite) le matin, MMMM ! J’en mange de temps en temps, mais là je tente de sensibiliser les gens à s’abstenir de manger dans les laboratoires. Je sais bien qu’une telle tentative ne peut pas vraiment réussir ici, cependant si je peux les sensibiliser par l’exemple, c’est loin d’être perdu ! Après le petit déjeuner, mes collègues sont impatients de consulter leur boîte (voir ses emails !) Ils naviguent longuement sur Internet pendant la journée aussi ! C’est le même processus de sensibilisation que j’ai entrepris avec le surf sur Internet qu’avec la nourriture… Je discute et compare avec eux les réalités québécoises et maliennes. Je ne manque pas de leur dire que chez nous, on ne peut pas vraiment jouer au solitaire, au démineur et aller regarder la dernière de Tom and Jerry !!! Et oui, mes collègues adorent ça !! Cependant, c’est la réalité quotidienne ici. Mon stage ne dure que 4 mois et je suis consciente que je n’aurai probablement pas un véritable impact sur de telles pratiques quotidiennes. Ce sont des habitudes ancrées. Mais, je me dit que quand on ne sait pas, on ne peut pas faire mieux ou autrement. Alors, je prêche par l’exemple. Ce sont des motivateurs importants pour moi en ce moment. Ça risque d’évoluer avec le temps. Et je garde en tête une citation d’un de nos professeurs. Elle me revient souvent à l’esprit et m’inspire : « Une chose qui paraît impossible est toujours divisible en milliers de petites choses possibles »(c’est tiré du discours de notre cher M.Bissonnette qu’on aime tant ! Il a été un professeur marquant du CFCI pour plusieurs d’entre nous). Donc, je tente, tout en m’amusant, de provoquer des petits changements. En fait, depuis la semaine dernière, on ne va plus voir sa boite (on exclut la personne qui parle !) directement après le petit déjeuner, parce que le protocole expérimental l’oblige. Ce n’est que partie remise à plus tard. En gros, le projet ( qui se nomme Markvac) dans lequel j’interviens porte sur la PPR (peste des petits ruminants). C’est une maladie endémique au Mali qui fait des ravages dans les troupeaux caprins et ovins (on dit même qu’une de nos espèces de chevreuil américaine peut contracter cette maladie). Juste à côté du laboratoire, nous disposons d’une animalerie abritant un troupeau de 10 chèvres. Pour le moment, mon rôle avec les chèvres consiste à prélever des échantillons sanguins et autres ( !!!) et à la prise de température selon un calendrier (que j’ai moi-même conçu !). Comme ici on a besoin de 5-6 personnes autour d’une pelle pour creuser un trou, au départ, on était très nombreux à recueillir les échantillons (il y avait au moins 5-6 personnes qui venaient). Mais, maintenant, comme c’est tôt le matin et que les gens tardent à entrer travailler, je le fais seule avec l’animalier. Ça va très bien.

Au début de la semaine, je m’en tenais à ce rôle là. Mais en milieu de semaine, j’ai eu une rencontre avec mon parrain de stage (que je côtoie très peu) et ma superviseure de stage. J’ai eu la surprise d’apprendre que je ne suis pas vraiment stagiaire, mais qu’on m’a gardé une place à part entière comme employée ! Graduellement, je deviens responsable du bon fonctionnement du protocole expérimental ! J’ai aussi appris qu’on attend de moi la production d’un rapport scientifique au terme de l’expérimentation et de mon stage. Je suis très contente que j’aie quelque chose à faire, en effet les journées sont plutôt bien remplies. Je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’on me donne autant de place à prendre. Je ne traîne pas ! De plus, quand j’ai un peu de temps (rarement), je me plais à me promener un peu librement à travers les labos du Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) et je discute un peu de tout et de rien avec beaucoup de gens. Il y a quelqu’un qui m’a déjà promis une piscine et le cuisinier de la cantine va venir cuisiner le riz à la pâte d’arachide à Rivière-du-Loup !! S’il paye son billet d’avion et son visa, je lui ai promis l’hébergement et la nourriture ! Le LCV est une très grande organisation qui compte environ 160 employés. Dans les premières journées, on m’a traîné et présenté à plusieurs personnes. Je n’ai pu retenir pratiquement aucun nom tellement qu’il y a du monde (et que les noms sont différents !). C’est pour ça que maintenant, je pars à la conquête d’un laboratoire à la fois seulement et j’y vais seule. Ça me pratique !! Je me donne des défis. Au terme de la journée, je dois avoir retenu un seul nom et reconnaître son visage. Desfois, je peux demander le nom à 5 personnes différentes, mais j’en retiens un seul, ou même pas ! Je peux demander le nom à une même personne quelques fois ! Ce qui est très drôle pour le moment, c’est qu’eux me reconnaissent trop bien et moi… pas toujours ! En plus, mon nom malien est facile à se rappeler pour eux. Donc, la blanche qui s’appelle Aminata Coulibaly, y’en a pas 50, je suis l’évidence même ! Ça les fait bien rigoler que je retienne les noms si difficilement et moi ça me rend un peu mal !

Malgré tout, le stage se déroule super bien. Ici, il y a 8 unité de recherche qui regroupent tous les laboratoires. Moi, on m’a placé en virologie. Je suis avec une petite équipe de 5-6 et desfois 7 personnes. Ça dépend de qui rentre ou non travailler (ils ne rentrent pas pour plusieurs bonnes raisons… dont la maladie de la fatigue !). Je travaille avec une seule femme, Mme Niangalé qui a 2 enfants et qui est la co-épouse d’une autre femme qui a 4 enfants. Elle est très gentille, mais les gens la taquine parce qu’elle a seulement 2 enfants… Elle a décidé elle-même que c’était suffisant ! Voilà, c’est un bon aperçu de mon travail ! Je suis vraiment dans mon domaine, malgré que j’aie peu d’expérience en laboratoire. Je fais des choses que j’aime dans un contexte malien ! Pour rendre le tout agréable et en faire une réussite, je mise beaucoup plus sur les relations que j’établis et entretiens avec mes collègues de travail (et avec mon entourage) que sur l’atteinte de mes objectifs de stage ; mes actions convergent dans ce sens. Cela me procure un sentiment d’accomplissement personnel et je suis convaincue que c’est là la réussite de mon séjour.

Pour ce qui est de la maison, je me sens très bien là aussi. J’admets que c’est très facile pour moi d’évoluer dans le contexte africain (qui n’est pas si évident pour tous les blancs, vous avez ma parole), car je dispose d’un très beau logement. Je vis avec 3 autres CFCIstes (nous sommes plus que 3 en ce moment, une de nous a quitté la semaine dernière pour 2 mois), qui vivent la même expérience que moi. De plus, le bagage que j’ai acquis au CFCI est la valise la plus imposante de toute cette aventure. J’estime beaucoup ce cheminement et je récolte maintenant le fruit de mes efforts (qui ont parfois été surhumains !!) si durement fournis en automne dernier. C’est une préparation des plus extras que j’ai pu expérimenter et je crois fermement que c’est un préalable à la vie en général ! Quoi que l’on fasse dans la vie, je crois que l’on devrait tous passer par une telle aventure afin d’y voir un peu plus clair en cours de route. Pour moi, c’est l’ultime expérience que j’ai pu vivre dans ma vie. Mon voyage en Amérique du Sud en fut une aussi ! Cette dernière contribue aussi à m’épanouir en ce moment… Elle fait partie d’un autre bagage apporté au Mali !! Toutes ces expériences m’ont tellement enrichi et j’ai peine à attendre pour les partager avec tous ceux qui seront intéressés !

Revenons à la maison… Il y a eu le mariage de ma grande sœur (Fatoumata) la fin de semaine dernière. Ils avaient bien choisi leur date, c’était la journée de la St-Valentin. Pour l’occasion, toutes les femmes se faisaient faire le djabi sur les pieds (henné) et le tatouage (c’est non-permanent) sur les mains. J’ai moi aussi eu ça. Mais ça part vite, il en reste peu à ce jour ! ça s’efface graduellement. Le mariage (ils sont de religion musulmane) s’est fait à la mairie le samedi et à la mosquée le dimanche. Par contre, ce sont les hommes seulement qui peuvent se rendre à la mosquée. Il y avait une danse (c’est comme une disco-mobile !) dans une ruelle près de la maison toute la journée dimanche. J’ai pas beaucoup participé, je prenais ça plutôt relax… Il faisait si chaud ! Il y a eu beaucoup de monde qui ont passé dans la famille toute la fin de semaine. Il y avait constamment des griottes aussi (en bref, elles chantent la provenance de ta famille quand tu la paye et il y a un joueur de tamani qui l’accompagne, genre de percussion avec des cordes avec des tonalités de sons si différents et agréables à écouter… on dirait le son amplifié d’une goutte d’eau qui tombe dans un grand réservoir creux, pas rempli…) Les griottes viennent sans que tu les demande et elle se font payer par tous et chacun. Elles courent les festivités comme les mariages et les baptêmes. Elles sont belles et généralement vêtues de vêtements traditionnels. La mariée est maintenant chez son mari, en lune de miel. La lune de miel signifie qu’elle doit porter des habits blancs traditionnels pendant une à deux semaines, rester avec son mari et les nouveaux mariés ne peuvent absolument pas sortir de chez eux pendant ce temps. On peut les visiter seulement et ce sont des personnes désignées qui s’occupent d’eux. C’est assez traditionnel les mariages ici.

Il s’est passé quelque chose d’assez exceptionnel la nuit dernière !! Il a plu ! Hier, la température était plus fraîche qu’à l’habitude, environ 22-25°C et c’était nuageux. Et pendant la nuit, il a tombé une bonne averse. Je vous raconte ce petit événement anodin, parce qu’ici, c’est loin d’être anodin !! Je n’ai pas vu la pluie depuis que je suis arrivée et c’est très rare qu’il pleut en février. Aujourd’hui, j’apprécie encore le temps frais !

Je sais pas quoi vous raconter… Il y a tellement de choses à dire, à voir, à sentir… Hier soir, je me promenais dans les ruelles et il y avait tout plein de petits campements sur le rebord de la rue. Ce sont les gardiens et propriétaires des commerces qui dorment là. Je ne sais pas comment ils font, c’est tellement bruyant et sale ! La saleté, autre chose qui m’en met plein la vue ! Et les bonnes qui travaillent dans la famille en bas… Je comprend pas comment elles font. Leur corps doit être complètement fini à l’âge de 25-30 ans ! Elles travaillent si durement ! Le matin, j’entends les casseroles bavarder à partir de 6h et les balais dansent jusqu’à environ 22h, desfois 23h… Toute la journée, elles travaillent, pliées en 2 avec le bassin ressorti… Elles ont des positions propres aux bonnes ! Je parle peu avec elles, elles ne connaissent pas le français, mais graduellement, je leur montre mon savoir faire en Bambara ! Le Bambara ! Tout un élément de la culture malienne ! Chaque soir, lorsque je suis avec le grin d’en bas (gens avec qui on prend le thé à côté de la rue), j’essaie d’apprendre le Bambara. J’aime beaucoup ça, parce qu’après, quand je montre que j’en connais un peu de leur langue locale, les gens sont si heureux et ils rigolent pas mal. Ils m’en montre encore par la suite…À la job, ils deviennent vraiment fiers de moi !!

Qu’est-ce qu’on mange ?? Des légumes (carottes, pommes de terre, igname, concombre, tomates, persil, oignons, avocats, betteraves, laitue, poivrons…), des fruits (pommes, oranges, mandarines, pamplemousses, mangues (la saison approche !!), papayes géantes, bananes, ananas, raisins…), du pain en baguette plus souvent qu’à son tour, du riz, encore plus souvent ! Des œufs, du thon en canne, du fromage la vache qui rit, du yogourt, de la pâte d’arachide faite par la femme de M.Samuel (employé du CFCI), du jus d’ananas en boite tellement bon, très peu de viande, je n’ose pas en acheter au marché. Cependant, je m’achète souvent des brochettes cuisinées sur le grill que les femmes vendent dans la rue pour 100 F (25 cents). La viande de bœuf est vraiment bonnes, elles l’a font marinées, MMM ! Par la suite, il y a du poisson frit, des œufs surprises (pâtés aux œufs et viande frits), des frites, des bananes plantain frites, des frou-frou (frits), des petits gâteaux (genre de gâteaux des anges compacts et … frits !)… Il y a énormément de friture parce que c’est simple, rapide et peu dispendieux. Desfois, je me paye un resto libanais (bouffe américo-européenne !) ou un resto local. Ce que j’aime bien, c’est le poulet yassa, c’est sénégalais. C’est du poulet cuisiné avec beaucoup d’oignons et de citron, c’est vraiment bon. Dans les restos, je mange aussi des brochettes de poisson capitaine. C’est un poisson à chair blanche et c’est tellement tendre!! Elles sont un peu plus chères que la viande par contre. Je ne m’ennuie pas trop de la bouffe du Québec encore ! Sauf un goût qui me manque beaucoup et qui me revient en tête chaque dimanche… C’est la pizza all dressed traditionnelle à la maison paternelle !!! J’y pense et j’en bave ! Malheureusement, il n’y a rien ici qui puisse assouvir ce goût exact !

Qu’est-ce qu’on fait ? On va au centre culturel français (CCF) regarder des films français gratuitement (mais plates !), desfois il y a des spectacles aussi, mais c’est essentiellement pour les toubabous, on prend des marches sur le bord du fleuve, on va au marché (et ça prend beaucoup d’énergie !!! tout se marchande), on prend le thé, on dors !, je suis allée à la piscine qu’une seule fois (j’ai pas vraiment aimé ça, c’est cher et ça me sort trop du contexte africain… cependant c’est une très bonne option pour quand j’en aurai plein mon voyage !), on va voir des spectacles dans des petits endroits l’fun, j’ai fait de la moto… C’est rare que je me tourne les pouces !

Côté santé, ça va toujours bien. Je prends religieusement mon Lariam (anti-paludéen)… J’ai pas encore fait de névrose avec ça ! Je fais attention de bien laver ma nourriture et particulièrement les fruits et légumes que l’on mange avec la pelure. L’eau de Javel est un ami précieux ! Je mange bien, et les pantalons rapetissent, malgré le lavage à la main qui est sensé les agrandir !


Pour l’instant, tout va que très bien. Je n’en demandais pas autant ! Mais, oh, combien je l’apprécie ! Je continue de profiter de tout ce qui s’offre à moi, je profite au maximum de la chaleur du peuple malien, mes yeux sont constamment à regarder partout pour pouvoir m’imprégner de cette culture. Avec de la chance, le reste de mon séjours va se dérouler à merveille, à l’image de mon premier mois, Inch Allah !

Je vous en souhaite autant chers québécois ! On est chanceux d’être né au Québec, oubliez le pas. Pour vous rafraîchir les idées, vous pourriez venir faire un p’tit tour au Mali, juste pour voir !

À bientôt, merci de votre lecture attentionnée, salutations à toute ma famille, amis et connaissances !!

Aminata Coulibaly

p.s. J'ai lu quelques lettres seulement dont celles à Joëlle (seulement 2 sur 4!) parce ce que c'était sa fête, celle à Cyndie, pour la même raison et celle d'Amélie parce qu'elle est aussi allée en Afrique l'année dernière. J'ai ouvert ta carte ma belle édith!!! Wow!!! Merci à tous pour ces beaux présents! Bien que je ne les ai pas encore lu, je sais qu'elles sont là et qu'elles me feront assurément du bien lorsque je les lirai!

mardi 10 février 2009

Ha! La vie au Mali! Cest trop top!!!

Comment allez-vous? Je veux savoir ce qui se passe au niveau température au Québec? A-t-on des froids intenses? Et la quantité de neige? C'est vrai qu'on en a beaucoup? Je suis un peu déconnectée! Il fait beau?

Ici, côté température, ça va plutôt bien. Il fait environ 35°C en plein coeur de la journée. Heureusement, la nuit ça descend un peu et le matin c'est plus frais. Je n'ai pas démarrer le ventilateur encore! Il fait toujours soleil, par contre, c'est brumeux à cause du smog. Il n'y a jamais de pluie.








Je vais très bien! Il y des petites habitudes quotidiennes qui commencent à s'installer, mais je suis en constant apprentissage. Tous les matins, je pars à 7h-7h10 pour aller prendre le transport qui m'ammène au Laboratoire Central Vétérinaire (mon milieu de stage) et j'arrive vers les 8h. J'ai une pause pour le diner d'environ 30 minutes. Je quitte à 16h30 et je suis de retour à la maison vers 17h10. Ce sont des bonnes journées quand même. Le vendredi, on termine à 12h30. Donc, j'ai mon après-midi de libre. Cependant, j'essaie de ne pas trop sortir, c'est le jour de prière et il y a trop de monde partout!! Les rues et les marchés sont bondés! La meilleure journée pour sortir, c'est le dimanche. C'est tellement tranquille. Tout le monde se repose et les marchés sont pratiquement vides. C'est une bonne journée pour les achats et les visites en ville. D'ailleurs, c'est ce que j'ai fait en fin de semaine. Bamako est une ville tellement étendue! Et ce dimanche, j'ai eu la chance d'avoir mon guide privé! On est allé avec sa moto dans beaucoup de racoins de Bamako. C'est ce qu'on retrouve sur la photo. On s'occupe bien de moi! Je prends souvent le thé et j'apprend le bamanankan, tranquillement.

Sur ce, je vous quitte! Le président de la Chine est ici aujourd'hui et demain pour poser la première du nouveau pont financer par la Chine...

Bonne St-Valentin!